Lieutenant Justin Junqua

Lieutenant Justin Junqua
Le lieutenant Justin Junqua, né à Milhas, disparu dans l'Aisne en 1918 à l'âge de 30 ans.

samedi 3 novembre 2018

Le 11 novembre 1918 - Armistice

Pour le centenaire de l’armistice


Testament de Paul

Même au temps de mes vieux jours, certains soirs, l'espace d'un instant, je vois ces douces collines et ces prés pentus percés de trous d'obus. Un grand frémissement s’empare de moi, je ferme les yeux, l’effroi, l’épouvante se saisissent de moi encore plus fort, suis-je à Perthes-les Hurlus ? Est-ce que je deviens fou ? … Non, ce n’est pas le tocsin ce son qui me tire de ma torpeur, mais les clarines de mes vaches. Je suis bien assis dans le pré sous la maison, la faux à mes côtés ; Je garde les vaches avec Dick mon chien, ce sont bien Mulette et Marquise, mes deux vaches sacrées, celles qui tirent la charrette qui se tiennent là près de moi ; Elles paissent paisibles, je ne crains rien. C’était un cauchemar venu de loin, de très loin, des champs de bataille de 14 ou plutôt de 15 et 16. Je me souviens… C’était il y a longtemps.

Je reprends mes esprits et la lecture de mon journal, La Croix ; Je suis abonné à ce journal depuis longtemps. Mon catholicisme s’est renforcé durant la grande épreuve. J’avais 20 ans en 14 et j’ai perdu d’un coup les idéaux que j’avais eu à peine le temps de me forger. A la guerre, la religion fut ma consolation. Aujourd’hui encore, seules la religion et la musique m’apaisent. Bach surtout et son répétitif. Tous les après-midis, moi aussi je répète à l’harmonium pour les messes du dimanche de Milhas, de Razecueillé, de Sengouagnet. Etrange pour un paysan : plus souvent à l’harmonium que derrière sa charrue, plus méditatif que pratique le paysan que je suis ! Mais qu’est-ce au juste qu’un paysan ? Quelqu’un de son pays, qui en connaît les coins et les recoins, les tours et les détours, quelqu’un qui sait d’où il vient et qui y restera car sa place est là : Partir, rester, la question ne se pose pas et ne s’est jamais posée. Mais le monde a changé, et je sais qu’après moi il n’y aura plus de paysans ici. 

En mon temps, j’étais moderne : je fus le premier du village à avoir un poste de TSF et plus tard, c’est aussi chez moi que les gens du village venaient voir sur le Philips blanc à bord rouge la piste aux étoiles ou les matchs du tournoi des 5 nations. Mais le monde montré dans le poste ne coïncidait plus vraiment avec le mien et je m’éloignais peu à peu des préoccupations de mes contemporains et de leur mode de vie. Trop superficiel, trop matérialiste l’esprit du temps pour qui, comme moi, a vécu les horreurs de la guerre et connaît le prix de la vie parce qu’il a vu la mort de trop près. Je sais que le monde est aussi beau qu’horrible, que l’homme est capable du meilleur et du pire. Ce n’est plus mon combat de savoir de quel côté ça penchera. J’aspire à la paix de l’âme et veux mourir dans mon lit, loin de Perthes-les-Hurlus. Avec le musique pour compagne, je me fais gardien des lieux pour les transmettre tels quels ; A mes descendants de décider quel sort ils leur réserveront.

Un jour, vous mes descendants, vous fêterez le centenaire de l’armistice, souvenez-vous de nous les Poilus de 14. Au pied du Cagire, dans le cadre verdoyant qu’offre la nature pyrénéenne, je vous souhaite de trouver ce havre de paix auquel tout un chacun aspire à un moment ou l’autre de sa vie. 

Je prierai pour vous afin que vous ne connaissiez jamais la guerre et que vous puissiez profiter de la beauté du monde et de la vie. Ceci me tient lieu de dernière volonté. 

Paul de La Loze

mardi 17 avril 2018


1916: l'année des grandes batailles

La bataille de la Somme

L'autre grande bataille de l'année 1916 sera celle de la Somme.
L'offensive franco-britannique  débute le 1er juillet qui sera un jour tragique pour l'armée britannique: 60 000 victimes en ce premier juillet. Il faudra 4 mois aux soldats pour atteindre leur objectif alors qu'ils pensaient enfoncer le lignes allemandes dès le premier jour. Dans la mémoire nationale anglaise la bataille de  la Somme a acquis une place comparable à celle de Verdun pour la France et l'Allemagne. 300 000 morts britanniques et français. 170 000 morts du côté allemand.

Mémorial de Thiépval


C'est au cours de cette bataille que sont expérimentés par les Britanniques les chars d'assaut qui joueront un rôle essentiel par la suite. 



1917 A nnée cruciale. La guerre devient mondiale.

Morts de Milhas de 1917

Rumèbe Jean louis dit de l'Aouedolle de Save (28 ans) le 25 janvier à Rambouillet
Garçon Maurice on ne connaît pas les circonstances de sa disparition
Durrieu François dit de la Reberuque (34 ans) le 27 avril 1917 à l'hopital militaire de Marle dans l'Aisne, Sépulture à Guise.
Durrieu Lucien son frère on ne connaît pas les circonstances de sa disparition


Le 6 avril 1917 les Etats-Unis entrent en guerre.

1917 L'offensive Nivelle du chemin des Dames est un échec sanglant. En mai Nivelle est remplacé par Pétain.

Les Poilus  ne supportent plus les conditions des combats.


Chanson de Craonne

Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé,
On va r'prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c'est bien fini, on en a assez,
Personn' ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s'en va là haut en baissant la tête.

Refrain
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes.
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C'est à Craonne, sur le plateau,
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés !

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la mêm' chose.
Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,
Nous autr's, les pauvr's purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

Refrain
Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

Refrain
Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !


Les mutineries se multiplient. Des dizaines de soldats sont fusillés.
Le film de Stanley Kubrick Les sentiers de la gloire leur rend un bel hommage en  immortalisant leurs tragiques destins mêlés à ceux des fusillés de Souain de 1915.

En juin, à Ypres, les Allemands utilisent pour la première fois « legaz moutarde »

En Russie, la Révolution éclate à Petrograd en mars, le tsar Nicolas II abdique. Puis ce sera la Révolution d'Octobre qui va entraîner la perte pour la France du grand allié sur le front de l'est.
 En novembre, Clémenceau devient président du conseil.


  1918   la Victoire

Morts de Milhas de 1918

Junqua Justin dit Bélit, 30 ans disparu dans l'Aisne le 30 mai
Sauné Bertrand dit Pelach 39 ans mort de ses blessures à l'hôpital de Compiègne.
Barrère Bertrand dit Bourdalé, 39 ans, mort le 20 juillet 1918 à Pourcy dans la Marne et inhumé à Suippes
Barès Jean Marie dit Pinçon, 33 ans, mort le 8 août 1918 à l'hôpital de Senlis;
Barès Jacques dit Ribère, 31 ans mort le 28 octobre 1918 à Toulouse; sépulture à la crypte Salonique;

En janvier le Président Wilson énonce ses 14 points.
Le 3 mars Paix de Brestlitovsk, l'Allemagne peut concentrer ses forces à l'ouest.

Le 21 mars les Allemands lancent  une grande offensive en Picardie.
Le 23 mars « la grosse Bertha » atteint Paris - 88 morts à l'église Saint Gervais le 29 mars
Le 14 avril Foch est en charge du commandement unique interallié.
Le 27 mai les Allemands lancent une série d'offensives sur le Chemin des Dames puis en Champagne.
Contre-attaque des Alliés, les Allemands reculent, c'est la deuxième victoire de la Marne.
Le 8 août à Montdidier est « le jour de deuil de l'armée allemande » (général Ludendorff).

Le 11 novembre l'armistice est signée à Rethondes. Il entre en vigueur à 11 heures.


La guerre est finie, il faut faire la paix.
C'est le début de l'après guerre, on ne sait pas encore que ce n'est que l'entre-deux-guerres et non « la Der des Der ».
L'Europe va perdre sa prédominence. Le monde va se réorganiser.

Bilan:

8,7 millions d'hommes incorporés en France entre 14 et 18
1,5 million de morts ou disparus français soit 28% des combattants, 16,8% des mobilisés français. 86% des décés sur le champ de bataille
2 800 000 blessés
40% des mobilisés touchés.
La guerre aura coûté à la France 10% de sa population  masculine active

30% de disparitions pour la classe 14 : « Paul, tu as eu de la chance, est-ce d'être né un 14 février? »
 
Les paysans qui fournirent l'essentiel des troupes de fantassins représentent 30% de la population active en 1914  et 41,5% des pertes en1918. « Toi, Paul et tes camarades paysans, en avez vous eu reconnaissance? »

700 000 veuves de guerre sans oublier un grand nombre de fiancées-veuves [ « n'est-ce-pas, Juline, a-t-on pensé à toi, en 18 et après? »] les orphelins de père et plus difficile à évaluer, les souffrances psychiques de toutes et tous
Pour clore le tout,  il y eut la grippe espagnole

Aux morts la patrie reconnaissante
                                            



La guerre de 14 est l'acte inaugural du 20ème siècle, la catastrophe originelle, la matrice  d'où sortiront fascisme,  totalitarisme, nazisme et tous les massacres qui s'en suivront. L'expérience de la brutalisation, de la déshumanisation, de la mort de masse, anonyme et brutale aura des répercussions  sur les hommes et la suite des événements. Tous ceux  qui ont traversé ces années de violence et de souffrance en seront marqués, les uns choisiront de devenir pacifistes, d'autres poursuivront sur la voie de la violence. Ce sont ces derniers qui donneront le ton.
Faut-il en déduire que tous ces morts sont morts pour rien?

A Milhas, la saignée opérée par la guerre s'est manifestée comme ailleurs et comme ailleurs, on a repris le cours des choses, regardé vers l'avant, repris la charrue et continué les travaux des champs. On s'est marié, a fait des enfants, on est entré dans la modernité, dans le 20ème siècle.

Paul ne fut pas le dernier à coupler tradition et modernité. Avec Joséphine et les vieilles tantes, il fit marcher la ferme. Il reprit la musique et son activité de chantre. Sa grande fierté, il fut le premier du hameau à avoir un poste TSF. Le hameau eut même l'électricité avant le village. Mais son grand chantier ce fut de faire ouvrir la route pour desservir le hameau et relier Milhas et Razecueillé...
Les choses allaient de l'avant, il faisait des projets d'études pour sa fille, Francine,  quand  il fut remobilisé pour une autre guerre. Ce coup d'arrêt là sera fatal. La dynamique enclanchée ne reprendra pas, pas plus qu'elle ne se poursuivra pour le reste du village. Le déclin du monde des petits paysans avait bel et bien commencé, sans que le tocsin ne l'ait annoncée. Quelques années encore et ce monde aura disparu sans qu'on n'y prenne garde ni qu'on s'en émeuve: dépérir ou partir, les plus vieux resteront, les plus jeunes partiront.

Et aujourd'hui, que reste-t-il de tout cela ?
        Village à vendre ou à squatter!!! à réinventer? À oublier? Affaire classée? …



Photo du village vue satellite

mercredi 2 mars 2016

1916

« Des poux, des rats, des barbelés, des puces, des grenades, des bombes, des trous d’obus, des cadavres, du sang, de l’eau de vie, des souris, des chats, des gaz, des canons, de la boue, des balles, des tirs de mortier, du feu, de l’acier, voilà ce qu’est  la guerre ! Tout ça est une œuvre du diable ! » (Otto Dix, Journal de guerre)

Février 1916 : deux ans de guerre. Trois millions de morts. Aucun des belligérants ne parvient à prendre l’ascendant sur l’autre.

La bataille de Verdun

Le 21 février 1916, les Allemands tentent de percer à Verdun, persuadés qu’ils vont pouvoir l’emporter rapidement, entre autre grâce à leur artillerie. Ce sera un déluge de feu mais contre toute attente les Français résistent vaillamment à cette attaque massive et brutale.
La bataille franco-allemande durera trois-cents jours, ce sera une suite de combats acharnés.
Les français convaincus que le sort de leur pays se joue sur ce bout de terre se montreront à la hauteur de leur destin, résumé par le mot célèbre de Pétain : « Courage, on les aura ! »
Verdun, c’est la bataille que l’on n’a pas le droit de perdre. C’est à Verdun que l’esprit défensif français atteindra son apogée. « On ne passe pas. » Les Allemands arrêteront leur attaque et s’organiseront en position de résistance de longue durée.
Puis viendra la contre-attaque française qui se terminera en décembre 1916, ramenant le front sur le tracé initial de février 1916.
Si sur le plan stratégique, Verdun ne change rien, en France cette bataille apparaît comme le symbole de l’héroïsme national et le restera jusqu’à aujourd’hui.
Verdun a tenu mais à quel prix ?

L’enfer de Verdun

300 000 morts sur un front de 20 kilomètres. 163 000 tués ou disparus du côté français, 216 000 blessés. 143 000 tués ou disparus du côté allemand, 200 000 blessés. Neuf villages entièrement détruits, un secteur classé « zone rouge » : inconstructible et incultivable. Malgré le reboisement, les stigmates en sont encore bien visibles aujourd’hui.
Verdun est la première grande bataille industrielle, une bataille totale franco-allemande qui se solde par un carnage et une destruction complète du territoire. Verdun est ce que le combat a de plus moderne, l’artillerie, les gaz, les lance-flammes, et aussi ce qu’il y a de plus archaïque : le combat de proximité, le corps-à-corps à l’arme blanche, de trou d’obus en trou d’obus…
Les pertes effrayantes et l’horreur des combats vont contribuer à remettre en question la façon de conduire les opérations des grands chefs militaires. Sur le front dans les tranchées la révolte gronde : malgré la victoire l’épreuve n’en continue pas moins pour les combattants de première ligne. Les souffrances et les tourments qu’ils endurent dépassent les limites de la résistance humaine. Les journaux satiriques tels que Le Canard Enchaîné vont trouver des échos favorables auprès des poilus et les mutineries de 1917 auront pour origine directe le cauchemar de Verdun.

La « légende» de Verdun

Mais pour l’heure c’est le soulagement et la fierté d’avoir tenu bon à Verdun qui prédominent. D’emblée se forme la légende de Verdun. Les Français ont eu très peur. L’héroïsme des soldats et le soulagement éprouvé par le pays tout entier vont donner à cette bataille une importance exceptionnelle. Les anciens combattants vont jouir d’une aura particulière : la durée de la bataille associée au système de relève (instauré par Pétain) ont fait qu’un million et demi de mobilisés sont passés par Verdun. C’est ainsi qu’on finira par dire : "Qui n’a pas fait Verdun, n’a pas fait la guerre."
Dans la mémoire collective la bataille de Verdun résume à elle seule la Grande Guerre, elle en est le symbole, l’emblème jusqu’à aujourd’hui. VERDUN, C’EST LA FRANCE !
L’ossuaire de Douaumont, où sont rassemblées 130 000 dépouilles françaises et allemandes, est devenu un "lieu de mémoire" voué au souvenir mais aussi un symbole de la réconciliation et une exhortation à la paix.

Les morts de Milhas en 1916

Jean-Pierre JEANDRAU : mort à l’âge de 31 ans, le3 juillet 1916, dès les premiers jours de la bataille de la Somme.

Jean BARES dit "Camade"

Bertrand BARES dit "Bourric" : classe 1903, mort le 11 décembre 1916 à l’âge de 33 ans à Beuvraignes dans la Somme :  "tué à son poste de guetteur après trois heures d'observation sous un bombardement violent", "soldat d'un courage remarquable". Croix de guerre avec étoile d'argent.

François BARES dit "Mayenc" : classe 1906, mort le 26 février 1916, à l’âge de trente ans. Naufragé du bateau  la Provence II qui a été coulé par le U-Boot U-35 qui avait pour commandant Arnaud de la Perrière. (Aujourd'hui son petit-fils poursuit l'engagement familial en étant maire de Milhas).

LE PROVENCE II


Torpillage du paquebot La Provence (Provence II sous réquisition)

Le paquebot La Provence de la Cie Générale Transatlantique avait été réquisitionné par 
la Marine Nationale au début de la guerre, renommé Provence II en raison de l'homonymie avec 
le cuirassé Provence, il avait été transformé en croiseur auxiliaire servant au transport des troupes. 
Le 26.2.1916, il était torpillé par le sous-marin U-35 et coulé 
alors qu'il effectuait un transport de troupes de Toulon vers les Dardanelles.

Extrait du journal de guerre du sous-marin U-35, Cdt Lothar v.Arnauld de la Perière
en date du 26.II.1916



Transcription et traduction (les heures sont celles du sous-marin)

 Datum
Uhrzeit
Angabe des Ortes, Wind, Wetter, Seegang, Beleuchtung, Sichtigkeit der Luft, Mondschein, usw.
Vorkommnisse
  
26.2.16
4h00

14h00




14h33




16h10


17h50



26.2.16
4h00


14h00







14h33


16h10

17h50


 Malta-Cerigo, Mondschein, diesig, hell. Wind SW3

Sehr diesig. Wind und Seegang SW4, hohe Dünung








Sehr diesig.


Sehr unsichtig. Zunehmende Dünung aus SW.



Axe Malte - Crète, clair de lune, brumeux puis clair. Vent SW3

Très brumeux. Mer et vent force 4. Grosse houle.










très brumeux

Peu de visibilité. Houle de SW grossissant


Aufgetaucht. Batterie geladen.

Aus diesiger Kimm kommt plötzlich mit Ostkurs sehr großer Dampfer heraus. Getaucht zum Angriff : ca. 12-15000 t. Transporter oder Hilfskreuzer ohne Flagge, grau, 2 dunkle Schornsteine. Unterwasserangriff mit A.K. Wegen starker Unsichtigkeit und höher Dünung ist Entfernung schwer zu schätzen beim Schuß ungefahr 2000 m. Detonation nach 2 Min. 50 Sek.  Treffer !
Nach 7 Minuten nachgesehen. Transporter liegt bereits mit starker Stb. Schlagseite und Heck tief im Wasser. Nach 10 Min. Schiff  verschwindet. 2 Boote bemerkt.


Unter Wasser aus Sicht gelaufen, dann aufgetaucht, um vielleicht vor der Dunkelheit zu noch einem Angriff zu kommen.

Wegen völliger Dunkelheit unter Wasser gegangen.

                               gez. v.Arnauld 





Fait surface. Charge batterie.


Sur l'horizon brumeux un très grand vapeur environ 12-15000 tonnes apparait en route à l'est. Plongé pour une attaque en immersion. Transport ou croiseur auxiliaire sans pavillon, de couleur grise, 2 cheminées sombres. Attaque en plongée avec toute la puissance. A cause du manque de visibilité et d'une forte houle, la distance est difficile à estimer au moment du tir pour une marge de sécurité de 2000 m. Détonation après 2 minutes et 50 secondes. Coup au but !
Après 7 minutes, observé à nouveau. Le navire présente déjà une forte gite sur tribord et sa poupe est profondément enfoncée dans l'eau. Dix minutes après le bateau disparaît. Je remarque deux embarcations.
 

Poursuivi hors de vue en plongée puis, fait surface dans l'éventualité d'une autre possibilité d'attaque avant la nuit


Avec l'obscurité grandissante, j'ai pris la plongée.
                                    
                                      

signé v.Arnauld


vendredi 10 juillet 2015

1915

L’illusion de la guerre rapide, de la victoire facile et du retour à Noël a vécu. Le front s’est figé et l’issue est incertaine. On s’installe dans la guerre de position, dans la guerre des tranchées. Les attaques pour grignoter quelques mètres seront très coûteuses en vies humaines. C’est en cette année 1915 particulièrement le cas en Artois et en Champagne. C’est sur ces fronts que tomberont cinq des six jeunes Milharais, ceux de 1915 « Morts pour la France ».

Ceux de 1915 – Où sont-ils morts ?

Jules Laylle est tombé le 16 juin 1915 devant Arras ; « Tué à l’ennemi » selon la formule consacrée. Dans quelles circonstances exactes, nul ne saura jamais. Où est-il enterré, si toutefois il a pu l’être ?  Il avait tout juste 21 ans.
Il est l’un des 102 000 soldats français morts pendant la seconde bataille de l’Artois de mai  à juin 1915.

Bertrand Boué (Tuhan) est « mort pour la France » le 24 juin 1915 à l’hôpital de Châlons-sur-Marne. Dans quelles circonstances, qui nous le dira ? Il a une tombe individuelle au Carré militaire de L’Est.

Nous aurons ici une pensée pour Juline qui, en ce mois de juin, l’un des plus beaux de l’année, à quelques jours d’intervalle a perdu son frère, Bertrand, et son « fiancé », Jules. Qui se souvient de son chagrin, de son deuil ? Elle ne s’est jamais mariée et n’a pas eu d’enfants. Gageons que le mois de juin aura été pour elle un deuil toujours recommencé.

Elie Rumèbe  (Sarrado) avait tout juste 20 ans lorsqu’il trouva la mort le 9 juillet 1915 à Souchez dans le Pas de Calais. « Tué à l’ennemi » c’était durant la  deuxième bataille de L’Artois. Comment est-il tombé ? A-t-il été inhumé ?
(Souchez sera entièrement détruit et reconstruit après la guerre).

Jacques Eugène Barès (Gourdou), adjudant, chasseur alpin est mort à Gérardmer
dans les Vosges le 27 juillet 1915 des suites de ses blessures. Il avait 24 ans. Il a une tombe individuelle à la Nécropole Nationale Saulcy-sur-Meurthe. Pour sa bravoure il fut décoré de la croix de guerre avec palme et médaille militaire.

Jean Pradère (Clare), est mort le 30 septembre 1915 à Perthes-lès-Hurlus dans la Marne. « Tué à l’ennemi ». Il a une tombe individuelle à la Nécropole Nationale La Crouée à Souain-Perthes-lès-Hurlus dans la Marne.

Michel Rumèbe (Dominique), est lui aussi comme son camarade  mort à Perthes-lès-Hurlus quelques jours plus tard, le  6 octobre 1915. « Tué à l’ennemi ». Il a une tombe individuelle à la Nécropole Nationale Mont Frenet à La Cheppe dans la Marne.

Du côté de Perthes-lès-Hurlus


La Champagne sera le lieu de combats acharnés durant les quatre années de guerre. Pendant quatre années les Allemands et les Français vont s’affronter ici.

Bilan : Sept villages détruits, 26 nécropoles, d’innombrables stèles et monuments témoignent de la mort de 130 000 soldats français dans un champ clos de 30 km sur cinq. Aujourd’hui le camp militaire de Suippes s’étend sur ces terres à jamais incultes.

Perthes-Lès-Hurlus, Hurlus, Le Mesnil, Tahure, Ripont, villages disparus dont les noms ont été accolés à ceux des communes voisines pour en perpétuer le souvenir, comme à Souain-Perthes-Lés Hurlus.

Les combats qui se sont livrés ici et en particulier sur la butte de Tahure sont restés aussi marquants que ceux de Verdun. On disait : « J’étais à Tahure » comme plus tard on dira : « J’ai fait Verdun ».

C’est à Souain que furent fusillés « pour l’exemple » le 17 mars 1915 quatre caporaux. Un épisode particulièrement tragique dont s’inspirera Stanley Kubrick pour son magnifique film Les Sentiers de la gloire.

Le 28 septembre 1915, près de la Ferme de Navarin,  le caporal Blaise Cendrars  est blessé au bras et sera amputé de la main. Il racontera sa guerre plus tard dans  La main coupée.

Le poète Guillaume Apollinaire combattit dans le secteur de Tahure en janvier 1915. L’y avait précédé le grand peintre expressionniste allemand, August Macke, qu’il avait rencontré à Berlin en 1913. Macke trouva la mort à Perthes-lès-Hurlus dès
le 26 septembre 1914 et est inhumé dans le cimetière allemand de Souain.

De Gaulle combat dans le secteur des Hurlus. Le 18 janvier 1915 il est cité à l’ordre de la division. Le 10 mars le capitaine de Gaulle est blessé à Mesnil-lès-Hurlus et évacué du front.

Le caporal Paul Pradère lui a été blessé le 18 février 1915 à Perthes-Lès-Hurlus et a été évacué. Une blessure providentielle qui va le tenir éloigné du front. « Chance » que n’auront pas Jean Pradère et Michel Rumèbe qui eux furent touchés mortellement le 30 septembre et le 6 octobre à la côte 193 au NE de Perthes –Lès-Hurlus.

Jean Julien Daffos a été blessé au mollet par un éclat de bombe le 25 septembre 1915 à Souain. Pour lui et bien d’autres la guerre continuera.         

                                             Que de morts, que de blessés !
                                             Que de souffrances, que de larmes !    

1915


C’est en 1915 que l’on a troqué le pantalon garance pour la tenue bleu horizon.

C’est en 1915 qu’apparurent les casques métalliques.










                                                                                 
C’est aussi en 1915 (février) que l’on créa la croix de guerre et que la loi française institua la mention « Mort pour la France » (le 2 juillet).




En 1915 les Allemands utilisèrent  pour la première fois les gaz asphyxiants près d’Ypres en Flandre.


Gravure d’Otto Dix

En 1915, le 10 septembre, parut pour la première fois le Canard Enchaîné : en ayant assez des nouvelles implacablement vraies que la presse française communique à ses lecteurs depuis le début de la guerre, Le Canard n’insèrera « après minutieuse vérification que des nouvelles rigoureusement inexactes ».

Pensées

Pensée pour Elie

Elie est entré dans le vif de la guerre sans avoir eu le temps d’entrer dans le vif de la vie. Un « bleu » de la classe 15, vingt ans à peine, les cheveux châtain clair, les yeux bleus, un mètre soixante douze, à n’en pas douter un beau garçon, un bourreau des cœurs peut-être ; mais en 1915, la mode n’est pas à l’amusement ; c’est à la grande boucherie qu’on le convoque : « Mon petit Elie,  tu seras à la fois bétail et boucher, tu n’as pas le choix, la France a besoin du sang frais des campagnes ».

Elie n’a pas raconté sa guerre, les morts ne parlent plus. Qui a vu son dernier regard ? Quelle image fut la dernière dans le bleu de ses yeux ? Le prunier en fleurs devant la maison, le visage d’une fiancée secrète ou le grand trou noir de l’épouvante ? A-t-il gémi, pleuré, crié, supplié ? A-t-il été déchiqueté sans avoir rien vu venir ? Ou bien a-t-il été soulagé que cette horreur prenne fin et est-il entré serein dans la paix de la mort ? Comment savoir ?

Il n’avait jamais quitté la ferme familiale, son premier grand voyage le mena jusqu’à l’autre bout de la France, en Artois, dans ce plat pays si différent de ses montagnes Pyrénées, qui sera son cimetière à lui  le paysan déraciné transformé en soldat, le jeune homme dépaysé au pays de la guerre qui marche vers sa propre mort les armes à la main, un parmi tant d’autres…

Est-ce la mort ou les généraux qui choisissent les victimes ?

Mon cher Elie,

Qu’as-tu eu de meilleur dans la vie ?
Dans la prochaine guerre, Elie, tu seras déserteur ! Oui, tu as déjà donné, ça suffit !
Que t’avaient-ils fait les Allemands ? Et toi que leur avais-tu fait aux Allemands pour qu’ils te tirent dessus comme ça ?
Comment pouvais tu te douter de cette horreur en quittant le Sarrado ?

Tu n’avais pas vingt ans quand tu as quitté ton village en décembre 1914. Quel âge avais-tu quand tu es tombé quelque part devant Souchez en ce beau jour de juillet 1915 ?

Pensée pour Juline

La mauvaise lettre est arrivée, celle qui met le cœur en deuil d’un coup, pour toujours ; et puis la deuxième quelques jours plus tard. Après le fiancé, le frère. Le fiancé est mort en Artois, le frère à Châlons-sur-Marne.

C’est l’été, le temps des moissons, de la fenaison. Il faut aiguiser la faux, faire de beaux andains, continuer la ferme avec ou sans hommes, le travail doit se faire.

Chaque année quand revient le mois de juin avec ses belles journées et la fête de la Saint Jean, le cœur de Juline se serre et le souvenir des disparus de juin réveille la douleur secrète du deuil qu’elle portera toute sa vie. La mort est éternelle et le deuil aussi.

2015, que sont les maisons de Juline et d'Élie devenues ?


Juline - Le Tuhan



Élie - Le Sarrado 



(aucune des deux maisons n'est restée dans la famille)

lundi 1 septembre 2014

Commémorations

Commémorations 14-18

La Saint Félix est la fête patronale de Milhas. C’est le moment des retrouvailles, des repas de famille, des jeunes en liberté plus ou moins surveillée - aujourd’hui encore.
Qu’en fut-il en 1919,  la première fête après la guerre ? Pouvait-on faire la fête alors que tant de familles étaient en deuil ? A vrai dire, nous n’en savons rien, aucune trace, plus aucun souvenir direct.

Par contre une archive qui nous montre l’état d’esprit de la paroisse. Que voici :


(cliquez dessus pour agrandir)

Inauguration du Monument aux morts :

Lisent les noms des « Morts pour la France »
Jacques,   Maurice,  Claude.

Porte drapeau : Prosper Daffos, à sa gauche Jean Marie de Péheil derrière lui Paul Pradère, Marcel Barès, à l’arrière Aimé Laylle, M. Desseux, Henri Junqua, le Doyen, Jean-Marie Barès, à l’arrière Séraphin Barès, Marcellin Barrère, Firmin Sourd, Jean dit "de la Gaye", M. Duffau, Marie-Louis, au premier plan André dit "de Laouech".

mercredi 27 août 2014

Du côté des hameaux ensoleillés
 LLL
Laouech -L’Artigau -La Loze

En 1914, les hameaux du village étaient relativement bien peuplés. Chaque maison était une ferme qui faisait vivre toute la famille. En 14 et jusqu’en 18 on appela ou rappela tous les hommes valides nés à partir de 1867.


Laouech

Famille Barrère (dite Bourdalé)  
Parents : Jean Jacques Barrère et Bertrande, Marie Castex
4 fils à la guerre

Barrère Bertrand - Mort pour la France
né le 8 avril 1879. Caporal.  Mortellement blessé à son poste de combat, le 18 juillet 1918 à Pourcy dans la Marne. Il avait une femme et deux enfants. Il a une tombe individuelle au cimetière militaire de la ferme de Suippes.


                                                          
Barrère  Jean, Benoît,
né le 22 août 1882.  Sergent. Croix de guerre étoile de bronze. Il était menuisier-ébéniste, habitait Paris. Il est enterré à la Roche-sur-Yon en Vendée.

Barrère Jacques, Félicien
né le 8 juin 1886. Caporal. Est retourné vivre à Milhas ; il revient à Laouech, se marie à Berthe Barrès et a deux enfants, Jean & Marie.

La petite fille de Félicien et son mari


Barrère Edouard
né le 15 mars 1889. Caporal. Croix de guerre (étoile de bronze), médaille militaire. Blessé le 11 décembre 1914 à Perthes-lès-Hurlus, le 2 mai 1915 à Beauséjour. A servi dans l’armée d’orient. Est retourné vivre au pays, cultivateur à Save (Sengouagnet).

Famille Daffos
Parents : Félicien Daffos et Jeanne Alexandrine Raoul
3 fils dont 2 à la guerre.

Daffos Prosper
né le 14 octobre 1891.
 L’aîné des trois frères mobilisés.

Prosper, assis à gauche, à côté de Félicien son père, au centre, et de son frère Pierre

Prosper a été blessé dès le début de la guerre, le 26 septembre 1914.

Prosper, le premier à gauche, avec ses camarades blessés

Après sa convalescence, il continuera la guerre jusqu’à la fin. Il passera au 2ème groupe d’aviation, le 27 juillet 1918. C’est ainsi que la guerre fait entrer dans la modernité.
Il sera rappelé en 1939.
Sa fille Jeanne et sa petite fille Marie-Léontine vivent dans la maison familiale, la seule à être restée une ferme.

Jeanne et Marie-Léontine, en train de regarder les photos du père/grand-père

Daffos Jean Julien
né le 28 octobre 1894.
Blessé plusieurs fois ;  la première fois à Souain le 25 septembre 1914, la dernière le 10 mai 1917 en Macédoine. Il a la croix de guerre avec étoile d’argent.
Il sera fait chevalier de la légion d’honneur en 1960. Il aura quatre enfants. Sa fille Lulu fera aussi une brillante carrière militaire.
Il sera rappelé en 1939.

Daffos Pierre Joseph
né le 4 janvier 1898.
Le plus jeune. Il fut incorporé le 1er mai 1917, à 18 ans et demi. Il a été fait prisonnier le 27 mai 1918 à Longueval dans l’Aisne. Il est interné à Cassel et sera rapatrié le 31 décembre 1918.
IL est parti vivre à Toulouse et aura deux enfants, Louis et Marthe.
Il sera rappelé en 1939.

Famille Daffos
Parents : Raymond Daffos et Marguerite Barès
3 fils, 2 à la guerre.

Daffos Bertrand
né le 29 novembre 1871.
Détaché tout d’abord à la poudrerie de Toulouse, passé ensuite au 14èmè Régiment d’infanterie.
A eu une fille Rachel et un fils, Jean-Marie.
La fille de Jean-Marie, Colette, vit dans l’Aude.

Daffos Benoît Jacques, 
né le 23 juin 1885.
Fut grièvement blessé à la tête, le 21 octobre 1914, à Boureuilles dans la Marne, et finit par en mourir chez lui, à Laouech.
 Sans descendance.

Daffos Jean-Marie
né le 14 août 1894. N’a pas été mobilisé, il était capucin et résidait à Montréal (Québec)
Maison disparue.

Famille Junqua  (dit Bélit)
Parents : Pierre Junqua et Joséphine Daffos.
4  fils à la guerre.

Junqua François
né le 9 octobre 1873.
L’ainé. Parti dans la cavalerie, il a terminé dans l’aviation. Il est revenu dans la maison familiale ; a eu trois filles, Marie, Jeanne, Marcelle.

Aujourd’hui, c’est la fille de Marie, Jeanine  qui vit dans la maison avec sa fille Josiane.


Josiane et Jeanine


Junqua Bertrand
né le 7 septembre 1878. 

Junqua Justin - Mort pour la France  
né le 27 juillet 1888. Le troisième des fils mobilisés de la famille. Il s’était engagé dans l’armée et avait servi entre autre  dans le 2ème Régiment de Tirailleurs algériens.



Il sera caporal, sergent, sous-lieutenant. De lui, peu de traces. Il est porté « disparu » le 30 mai 1918 quelque part entre Berry-le-Sec et Chaudun dans l’Aisne. De lui sa famille recevra le casque et une plaque. Il a la légion d’honneur, à titre posthume bien sûr !



Junqua Emile,
 né le 2 novembre 1881. Le plus jeune. 
Gazé. Revenu vivre à Sengouagnet. Marié à Milhas. Il a eu 3 enfants.

 L’Artigau

Barès Jean Marie, Nicolas, dit Pascaou, 
né le 15 avril 1893. Fils de Pascal Barès et de Marie Anselme.
Maison familiale occupée par les descendants directs de la famille en résidence principale.

Saint-Paul Joseph, Jean, Maurice
né le 9 août 1899. Fils de François Saint-Paul et Berthilde Barrère.
 Maison familiale occupée par des descendants directs de la famille en résidence principale.

Les  quatre filles Saint-Paul (de g. à d. : Suzette, Josette, Mauricette, Evelyne ; au centre Séraphin Barès - époux de Josette et fils de Jean Barès dit Pascaou)


(Lartigau-La Loze réunis : Séraphin, Suzette, Marie-José, Evelyne, Josette et Mauricette)

Barrère Michel, Valérien, 
né le 19 novembre 1874. Fils de Jammes Barrère et de Bertrande Daffos. N’a pas été mobilisé, car père de six enfants vivants
Maison familiale occupée par les descendants directs de la famille en résidence seconde.

Daffos Jean Paul
né le 18 juillet 1877.  Fils de Bertrand Daffos et Anne Barès.
Maison familiale occupée par des alliés de la famille en résidence principale.


Tom, la relève !
Tom et ses parents, Cindy et Yannick

La Loze

Pradère Paul, né le 14 février 1894.
Fils unique de Jean Marie Pradère et de Marie Dutreich.
Maison familiale occupée par les descendants directs de la famille en résidence principale.

Francine, la fille unique de Paul, au centre, 
à gauche, sa fille, Marie-José, à droite son gendre, Gérard. 
Assis au premier plan, Hendrix, leur chien.

Merci à tous ceux de LLL pour leur contribution et en particulier à Jeanne pour sa prodigieuse mémoire.



Merci !

                                                                                                                               
MJ